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Le 23/04/2009

Je viens d'apprendre que le conseil de l'ordre des vétérinaires attaque notre ami et confrère de la grande famille du cheval, Blaise Delporte, pour exercice illégal de la médecine vétérinaire dans son activité de dentisterie. Le conseil s'appuie sur le fait qu'il effectue des sédations!!! ce qui est un comble, quand on sait qu'il n'en effectue justement jamais et qu'il vient de "perdre" une écurie pour ce fait !!! Je ne m'inquiète pas pour Blaise qui est devenu ce qu'il est que par son sérieux, sa compétence et la qualité de ses soins, demandé qu' il est d'ailleurs par de nombreux vétérinaires et je ne parle même pas des cavaliers, profs ou non.

Que le conseil de l'ordre s'attaque aux vrais mauvais, formés hors de l'hexagone, on sait pourquoi....à grands renforts de publicités payées 5 300 E dans les revues spécialisées qui, on ne peut les blâmer, prennent l'argent d'où il vient dans ce monde en crise, sans même se renseigner sur le pourquoi du comment.

Il est intéressant de noter qu'en médecine humaine, les docteurs en médecine ont tout à fait le droit de faire de la dentisterie!!! sans être dentiste!!! Vous viendrait il à l'idée d'aller voir votre généraliste pour vous faire soigner des carries, pour une couronne ou arracher une dent??? Il en est de même en dentisterie équine, les vétos survolent souvent cette partie , ne s'y intéressent pas, n'investissent ni en temps, ni en matériel, et ont délégués depuis longtemps. Tout comme en ostéo, nous avons depuis trop longtemps laissé faire les marchands du temple cités plus haut. Nous devons les anéantir tous ensemble et former ensemble, peu et bien, ce que j'ai d'ailleurs proposé officiellement depuis longtemps pour l'ostèo en instaurant un cursus commun.

De toute façon, mondialisation et crise obligent, ce n'est qu'une question de temps. Nous avons mis 30 ans en France pour faire reconnaître l'ostéo et tous les diplômes sérieux ont maintenant un n° DDAS de professionnel de santé. Quel plaisir en commission de refuser des rhumatos postulants au titre d'ostéopathe, apparatchiks représentants d'un système dépassé, ne nous présentant  que des papiers sans âge, témoins de leur bref passage en week end d'initiation à l'ostéo!!!

Et pour terminer, à méditer pour nos amis vétos:  Comment se fait-il que 60% des vétos inscrits en 2007, (je n'ai pas 2008) soient issus d'écoles "étrangères"; pour la plupart non français eux mêmes.

1100 vétos de sortis par an en Italie!!! et comble pour eux, les italiens, dans les soins, humains ou animaux, ne font confiance qu'aux "étrangers". Peut-être une piste pour nos diplômés français.

Le réveil du conseil de l'ordre n'est-il pas "économique"??? J'ai connu mon premier dentiste équin il y a 30 ans , il travaille toujours et à aider de nombreux  vétos...

Le bout de gras n'est pas gros mais il est possible de le partager intelligemment. Seuls les plus compétents quelque soit leur discipline, quelque soit leur nationalité se le partageront en parfaite entente pour le plus grand bonheur de nos patients...mammifères. Et ça, aucun conseil de l'ordre ne pourra aller contre, le client demandeur est plus fort que tout...

Dans les nouvelles plus constructives, notre stage clinique 3ème année vient de s'achever sur l'île de la Réunion et je prépare activement les suivants, pour un groupe au Maroc, comme d'habitude, et deux autres en "postgraduate" au Wyoming et en Afrique du Sud, bref, que du plaisir à venir, de la convivialité et un riche apprentissage. Que du bonheur de voir un élève (véto) qui sait maintenant reconnaître du premier coup d'œil une boiterie haute sur un postérieur et, dans la foulée, après y avoir mis les mains, diagnostiquer une lésion de la corne antérieure du ménisque externe... ça valait bien un cigare!!!

Notre œil n'est-il pas meilleur, plus rapide, que la plus performante des caméras connues. Qui a t-il de mieux que notre main pour palper, toucher, "sentir" et corriger. Le tout est pour nous, enseignants, de révéler le logiciel fourni avec et souvent   mal utilisé, voir inutilisé.

Dernièrement, un de mes collègues vétos me disait combien il était content que je passe souvent avant lui en sachant référer, ce qui lui facilitait bien la tâche au quotidien et réciproquement. Il se plaignait notamment du nombre de "charlots" qui évoluaient dans cette discipline, drame de la profession !!! et je suis le premier à le dénoncer. Quel plaisir de voir les premiers élèves que nous avons spécialisés commencer à" faire le ménage" dans certaines écuries , les clients remarquant à juste titre que nous ne faisons pas le même métier ...

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