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News : Le 11/04/08 Après plusieurs mois de fermeture, le site de l’esao a ré ouvert il y a quelques semaines. Ils m’ont enfin retiré de la liste des anciens élèves dont je n’étais pas. Malheureusement, ils y ont laissé un disparu regretté, n’ayant jamais fait parti de l’esao non plus (pascal Evrart ) Il est vrai qu’un mort à beaucoup de mal a se défendre … Un article de cheval pratique du mois de mars, concernant l’ostéopathie nous a fait réagir . Vous trouverez ci après notre réaction. J’espère pour ma part qu’il a été plus construit par incompétence que par malhonnêteté, ce dont je ne doute pas mais que je regrette .Un journaliste doit vérifier ses sources, c’est un minimum, et ne pas prendre pour argent comptant des élucubrations publicitaires à visées commerciales. Les news du mois de
Mars, intitulées « faire part », devaient être prémonitoires .En effet, on
m’a annoncée aujourd’hui l’arrêt d’activité par fuite des élèves et des
professeurs de ce qui se prétendait être une école d’ostéo. Je n’ai pu
encore vérifier l’info mais je ne manquerais pas de vous en tenir informer. Réponse Cheval Pratique : L’article du mois de Mars, intitulé « ostéopathe équin, un préparateur physique », ne peut qu’entrainer des réactions, non seulement parce qu’un ostéopathe ne peut pas à notre sens être « qu’équin » et ensuite parce qu’il fait abstraction complète des autres écoles et enseignement dispensés en France. Si le sujet est sensible, c’est bien dû à l’école et surtout à son directeur, ostéopathe ??? , dont il est fait ici indirectement la publicité. La profession d’ostéopathe est bien sûre reconnue en France, depuis 2002, confère les décrets d’application de la loi (février 2007), pour tout ostéopathe répondant aux critères définis dans ces mêmes décrets. Ce dont aucun élève sortit de l’esao ne peut prétendre. Quant à pouvoir se former à l’ostéopathie animale(en général, pour ne pas être réducteur) en France, la liste d’écoles en fin d’article est là pour prouver le contraire. En effet, l’enseignement est libre en France !!! Pourquoi l’esao n’y vient elle pas ouvrir une école ??? Il est vrai que pour enseigner, il faut être titulaire d’un diplôme, un vrai, et non pas s’auto-diplômer… Les « lobbies corporatistes » , signataires de cette lettre , ne désirent qu’un rétablissement de la vérité et protéger une profession , dont le titre est usurpé par un groupe de personnes qui pratiquent l’exercice illégal de l’ostéopathie, sans le savoir, pour les élèves sortants, parce qu’on leurs a fait croire justement le contraire !!! Il est vrai que l’esao n’a pas son équivalent dans le monde, par la mauvaise image qu’elle véhicule de l’ostéopathie, ses publicités mensongères, et ses coûts de scolarité exorbitants. L’esao n’est pas habilitée à délivrer des diplômes type Bachelor ou Master en Angleterre (la liste des écoles habilitées est consultable sur le site : www.dfes.gov.uk/recognisedukdegrees/index.cfm? ) Le British Accréditation Council ne vérifie que l’existence de l’école et sa solvabilité. Ni validation, ni contrôle de la qualité de l’enseignement ou du contenu des cours !!!Et enfin, son ISO 9001 n’est valable que pour la qualité de l’administration des études et en rien pour la qualité de l’enseignement !!! "Tous ont une assurance en RC, sans laquelle ils ne pourraient exercer" : il est intéressant de noter que l’on reprend ici, fort maladroitement, un de nos thèmes de prédilection. Tant pis pour les assureurs, s’il y en a, qui assurent des gens ne disposant pas d’un diplôme légal…On peut être assuré pour son véhicule, ça ne donne pas le droit de rouler sans permis !!! L’ostéopathie ne peut être considérée comme une activité annexe ou secondaire, le matin vendeur en grande surface et, l’après midi ostéo en cabinet ou sur les routes, ce n’est pas sérieux. Il s’agit d’une méthode thérapeutique utilisée exclusivement par un praticien. Ne pas confondre : être ostéopathe et faire de l’ostéopathie …Seuls certains vétos peuvent se targuer de pratiquer « deux médecines » et, ils ne les ont pas apprises en trois fois trois jours. Il ne faut pas extrapoler sur le nombre de chevaux en France et le nombre de praticiens qu’il faudrait par rapport à ce même nombre. Tous les propriétaires, éleveurs, entraîneurs … ne sont pas demandeurs, loin de là. Il est scandaleux de faire miroiter à des personnes, souvent jeunes, sorties du
BAC, que l’ostéopathie est l’eldorado de la santé (belles perspectives
économiques), un diplôme « reconnu » (par une seule personne !!! ) et un
droit d’exercice universel. Et 25000 euros de scolarité (hors frais) pour
essayer de soigner son cheval (ou un autre animal, même pas un humain), où
est l’intérêt ??? Quant à parler du renouvellement, les premiers ostéos ne
sont pas encore à la retraite !!! Enfin, parler de salaire n’est pas moral en médecine. On s’engage dans une profession médicale par passion, sans penser à la rémunération. Si le praticien est « bon », son niveau de vie sera à la hauteur de ses prestations. L’encadré sur le salaire n’est malheureusement qu’une fin logique, preuve de l’état d’esprit dans lequel s’est construit cet article racoleur et raccourci sur l’ostéopathie, à partir d’un seul référencement induit par une présence publicitaire omniprésente, non pour l’éloge de l’ostéopathie mais bien pour l’enrichissement personnel d’une seule personne. Ceci étant bien loin de la pensée médicale … Pour terminer, ces quelques lignes de Dominique Giniaux , vétérinaire précurseur de l’ostéopathie animale en France : pour pratiquer l’ostéopathie animale, soit vous êtes vétérinaire et devez attaquer des études d’ostéo, soit vous êtes ostéos et devez avoir de solides connaissances en médecine vétérinaire . Guy Theunynck |