L'Ostéopathie
chez le chien
La
manipulation chez le chien,
est-elle un acte thérapeutique, ou simplement une vue de l’esprit ?
Nous pouvons constater que la littérature est très riche, surtout sur les
sujets concernant l’élevage, la diététique, la physiologie, le dressage
même. Mais sur l’ostéopathie chez le chien, presque rien.
Pourtant l’histoire ; des médecines manuelles est aussi
vieille que celle de l’humanité. En effet, les thérapeutiques manuelles et
sans doute la médecine humaine ou vétérinaire ont leur source dans les
réflexes inconscients de défense et sont, au départ, des gestes
instinctifs : l’animal lèche le segment corporel qui souffre, le chasseur
préhistorique masse ses muscles et mobilise sa cheville endolorie.
Considérations générales sur la nature d’une lésion ou « le pourquoi »
ll est bien connu qu’en médecine vétérinaire, les origines des boiteries sont
difficiles à identifier car souvent obscures. L’approche palpatoire,
l’observation deviennent donc importantes, voire primordiales. Il est, par
conséquent nécessaire de suivre un protocole simple, qui fait appel à différents
tests qui vont permettre d’évaluer les restrictions fonctionnelles mécaniques ou
douloureuses, et ainsi d’établir la chaîne lésionnelle.
Mais que ce soit dans le domaine de la mécanique articulaire, viscérale ou
circulatoire, la lésion que nous observons correspond plus à l’établissement
d’un nouvel état d’équilibre entre les différents éléments d’un système qu’à une
atteinte structurale des éléments de ce système. C’est ce qui donne à la lésion
son caractère réversible (cela peut, par exemple, se visualiser par une
boiterie).
Réversibilité du phénomène lésionnel ou le « comment »
Le retour à la normale ne peut être provoqué que par un nouveau phénomène
extérieur, soit accidentel, soit dirigé sous forme d’acte thérapeutique,
c'est-à-dire une manipulation à visée thérapeutique et ainsi, nous sommes
pleinement dans le cadre de nos compétences :
L’ostéopathie canine :
essai d’évaluation des indications et de difficultés techniques
La
médecine mécaniste étant une médecine de terrain par excellence, il faut
toujours considérer le chien par lui-même et le problème pathologique auquel on
est confronté comme deux éléments indissociables l’un de l’autre.
Si notre technique apporte de nouvelles perspectives
thérapeutiques, elle ne doit cependant pas être considérée comme la méthode
miracle ou de « la dernière chance ». L’évaluation d’un diagnostic précis reste
dans tous les cas une condition préalable à son usage. L’état général, l’âge de
l’animal à traiter, sont également des éléments à prendre en compte. La synthèse
analytique débouche alors sur un traitement et, surtout, sur un pronostic qui
limitera les déconvenues éventuelles.
Il n’existe pas à proprement parler d’indicateurs précis de
l’ostéopathie, et les limites de son emploi sont plus à mettre en rapport avec
l’idiosyncrasie du chien et avec le stade pathologique. La thérapie manuelle
n’est pas à mon sens une méthode exclusive. Elle peut et doit même souvent
s’intégrer à toutes sortes de traitements complémentaires, pourvu qu’ils soient
justifiés.
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